lundi 29 octobre 2018

Un sixième tome diaboliquement efficace et qui ravira les adeptes des Enquêtes du Commandant Gerfaut mais pas que ^^

lundi 29 octobre 2018
Si vous me suivez depuis quelques temps déjà, vous savez que je suis totalement fan de la série de polars "Les Enquêtes du Commandant Gerfaut" de Gilles Milo-Vaceri qui a réussi l'exploit de me réconcilier avec ce genre que je lisais peu avant de découvrir ce policier totalement atypique, qui réussit à résoudre des enquêtes sur lesquelles les meilleurs flics de France, de Navarre et même du Brésil se cassent les dents mais en plus, il a un charme ravageur qui nous rend toutes et tous addicts, car oui, je soupçonne ces messieurs, lecteurs masculins de fondre aussi pour Gabriel (pas pour les mêmes raisons) qui n'a rien d'un ange et qui, pourtant, protège, lui aussi, ses semblables de manière redoutable mais bienveillante : gare toutefois à celui qui se trouve en travers de son chemin : les colères du commandant sont devenues légendaires.
 Bien sûr, dès qu'il y a un nouveau tome d'annoncé, j'attends avec impatience de le recevoir pour le dévorer (c'est ce qui m'est arrivé ce week-end et c'est aussi pourquoi j'écris la chronique dans la foulée) et je remercie d'ailleurs Anita, la géniale éditrice des Editions du 38, qui connaît mon "amour" pour le beau policier de ne même pas attendre que je lui demande, elle me l'envoie dès sa disponibilité en ebook. (Depuis, évidemment, je l'ai commandé en papier ^^ ) Merci merci beaucoup Anita :)

Ce sixième opus, intitulé "La louve de Rouen" se situe donc en Normandie, dans une ville chère à notre auteur et force est de constater qu'il en fait un personnage à part entière puisqu'en sa compagnie, on arpente les rues de la ville aux  cent clochers (expression attribuée à Victor Hugo ;) ), on s'imprègne de son ambiance historique, on a envie d'aller fureter vers les bouquinistes (et particulièrement un), de visiter les lieux mystérieux qui sont soit dans la ville, soit en dehors (je l'avoue, j'ai été voir quelques photos sur le net pour mieux visualiser ces lieux)  et bien sûr, d'aller découvrir cette cathédrale mystérieuse, lieu de culte millénaire, qui va cristalliser toutes les forces de cette nouvelle intrigue policière.

On retrouve avec joie notre équipe de choc : Gabriel Gerfaut mais aussi ses deux acolytes : sa capitaine "préférée" Adriana Guivarch (son bras droit et...) et Paul Castani (qu'il a oublié de faire nommer capitaine "du pur Gabriel, quoi ;) "et l'équipe qu'il forme est non seulement redoutable mais forme une sorte de famille et gare à celui ou celle qui voudrait s'en prendre à l'un de ses membres. 
Chaque tome nous montre une évolution  mais j'avoue que j'adore la relation particulière entre Gabriel et Adriana qui est passionnante, passionnée, atypique et souvent explosive ^^ elle n'a pas peur de lui dire ce qu'elle pense et elle est sans doute la seule à pouvoir le faire :) Enfin, dans ce tome, Gabriel Gerfaut fait appel à un autre commandant "Enzo Battista", autre héros d'un autre roman de Gilles Milo-Vaceri "Meurtres à Château-Arnoux " que je compte lire dans les prochains jours car il m'a beaucoup plu aussi :) C'est aussi ça la force du monsieur : les clins d'oeil à ses autres livres nous donnent envie de les découvrir ensuite.

Mais je vois que je vous parle déjà du livre alors que je ne vous ai même pas rappelé le synopsis de l'éditrice et bien sûr, ensuite, vous trouverez mon avis ^^ je vous préviens, c'est un Gerfaut et un Milo-Vaceri donc, prévoyez du temps pour le lire ;) 
"La louve de Rouen" est sorti le 25 octobre aux Editions du 38. 

Présentation de l'éditeur

"Normandie, juin 2018. Le SRPJ réclame le commandant Gerfaut, car des meurtres barbares terrorisent Rouen. Aurélie, nièce du divisionnaire Marcelli, a failli en être victime. Sa sœur jumelle, Céline, est responsable de Monet 2018, une exposition composée de vingt tableaux qui seront présentés dans la cathédrale. Enzo Battista, l’as de l’OCBC, est chargé de leur protection.
Tout va de travers… Les cadavres pleuvent, les journalistes parlent trop et les témoins se font tuer. Alors, quand une menace semble planer sur Céline et qu’elle disparaît brutalement, Gerfaut voit rouge. Si les indices ne donnent rien, c’est qu’il faut explorer le passé en déterrant d’anciens secrets, mais à force de remuer les vieilles légendes, on finit parfois par ouvrir la mauvaise porte et celle qui donne sur l’enfer se trouve souvent là où on ne l’attendait pas…
Entre le château de Robert-le-Diable et Notre-Dame de Rouen, Gerfaut ne sait plus à quel saint se vouer !"


Mon avis : Bon, vous l'avez compris, il sera trèsssssssss positif puisque je l'ai dévoré en quelques heures et qu'en plus, il revient au ^^ chuttttttttt ... ma lecture m'a tenue éveillée tard cette nuit (je me suis même relevée à 2h du matin pour vérifier une hypothèse (grave, me direz-vous, et bien j'assume ^^ ) et je l'ai fini ce dimanche après-midi (bonne excuse pour dévorer cet excellent polar au coin du feu) MAIS la difficulté, quand on fait une chronique de polar est de vous donner envie de le lire (surtout si vous ne connaissez pas la série (ceci dit, pas de souci, chaque tome peut se lire de manière indépendante mais on l'apprécie davantage (surtout celui-ci) si on connait la série) de vous raconter le début (c'est ma manière de faire) SANS rien vous révéler puisque vous aussi, vous devez mener l'enquête en compagnie de Gabriel et de ces policiers divers et variés (et tous ceux qui l'aide) et qu'évidemment, le but est que vous soyez surpris, agacé, attendri, apeuré ou dégoûté par ce qui se passe, voire que vous le traitiez vous aussi de "crétin" (euhhh je l'avoue, j'ai été moins polie ^^ , par moment  comme le ferait son assistante) je vous le dis, il vous rend dingue ce Gabriel ^^  :)

Bref, alors allons-y ;) le roman s'ouvre par un avertissement de l'auteur :
celui-ci nous présente son projet et nous avertit donc qu'il va à la fois se baser sur de nombreux faits historique avérés (donc qu'il a fait un gros travail de recherches et cela se sent : bravo!) mais que comme tout bon romancier qui se respecte, son roman est une oeuvre de fiction et forcément, il prendra des libertés (ce n'est donc pas un traité historique sur Rouen ^^ ) pour les besoin de son histoire : il nous propose même un plan de la cathédrale (lieu emblématique de la ville et incontournable de l'histoire) ainsi que de la crypte de celle-ci afin que l'on se repère plus facilement (et donc qu'on imagine plus) à certains moments de l'enquête : résultat, moi, ça m'a donné envie d'aller voir de mes yeux cette ville et cette cathédrale.


Le roman s'ouvre, comme souvent actuellement, sur un prologue... nous sommes en mars 2018, quelque part dans Rouen : notre narratrice est une femme, qui visiblement, se trouve dans un lieu "spécial", visiblement ancien et à l'atmosphère "sépuclrale" (je cite ^^ ) où le groupe de huit personnes, dont elle fait partie, s'adonne à l'alcool, les joints et au sexe mais si elle l'a intégré volontairement et qu'il l'a satisfait pendant un temps, au moment du prologue, ce n'est plus le cas et elle se sent mal à l'aise pour diverses raisons.  Leur mentor leur explique alors que l'un d'entre eux a fauté (hum très religieux ça et pourtant, peu en lien avec l'occupation sexuelle de leur groupe... ) et qu'elle sera son bourreau, ce qui n'a pas l'air là de la perturber : étrange... ! Bref, on ressort de ce prologue un peu déstabilisés, voire limite gênés et nous aussi mal à l'aise, et l'on se demande où notre policier préféré va mettre ses pieds ^^

Le chapitre 1, se déroule, plusieurs mois après puisque nous sommes le 10 juin 2018 mais à Melun... à bord d'un avion. L'on retrouve alors notre Gabriel Gerfaut, en week-end (quand on connait la série, on sait forcément que quelqu'un chose va l'interrompre, malgré toutes les précautions qu'il peut prendre) s'adonnant à l'un de ses plaisirs, héritage de son passé de militaire : le saut en parachute. Mais le retour à la terre ferme est plus brutal qu'il ne s'y attendait puisqu'un véhicule de gendarmes est venu le cueillir : son patron préféré -"le vieux"-,Gustave Marcelli, cherche à le joindre par tous les moyens et comme à chaque fois, il ne lésine pas! Mais bien qu'en colère d'être une fois de plus interrompu dans son rare temps libre, il va vite réaliser que quelque chose cloche et que son supérieur n'est pas comme d'habitude : ce dernier va alors lui expliquer qu'une de ses nièces, Aurélie, a été agressée à Rouen. Evidemment, Gabriel se rend immédiatement au "Bastion", nouveau QG de la police après le 36 Quai des Orfèvres, où il retrouve son équipe. Pendant qu'il conduisait, on apprend que les nièces de son chef sont jumelles et que l'une d'entre elles, Céline (pas celle qui a été attaquée) avait craqué pour lui mais que par respect pour Marcelli (et sans doute parce qu'elle ne lui plaisait pas plus que cela), il en était resté là. De plus, sa soeur jumelle, Aurélie, est une championne d'art martiaux, ce qui forcément, le perturbe car il se demande comment elle a pu être battue. Sur place, il retrouve un autre commandant qui dirige l'OCBC (l'office central de lutte contre le traffic de bien culturels) et qui le patron de l'autre policier dont je vous ai parlé plus haut "Enzo Battista", l'ami de Gerfaut. 
Les deux chefs expliquent alors qu'outre cette agression, la ville de Rouen a été le théâtre de deux assassinats quelques jours auparavant et que ceux-ci sont non seulement barbares mais "signés" (leur assassin procède d'une manière étrange). Aurélie, la nièce, est donc la troisième personne qui aurait pu être tuée. De plus, cette série de meurtres a lieu pendant un moment particulier puisque le 24 juin (donc 10 jours après la date de notre chapitre 1) débute une exposition internationale de peinture consacrée aux tableaux de Claude Monet, dans la Cathédrale de Rouen (bizarre comme lieu choisi mais vous allez comprendre) puisque l'artiste impressionniste a peint une série de tableaux représentant la cathédrale à différents moments ou heures...  Evidemment, l'événement est unique puisque ce sera la première fois que des tableaux appartenant à des musées publics ou privés et à des particuliers, seront réunis au même endroit : de quoi attiser la convoitise, non? mais quel rapport avec notre femme adepte des plaisirs hédonistes du début? à première vue aucun! Allons-nous avoir deux enquêtes? peut-être puisque l'on apprend que celui chargé de la sécurité de l'exposition est Enzo Battista et la directrice de l'exposition est la nièce de Marcelli : Céline.

Quel est donc le ou les liens entre ces meurtres et cette exposition à venir? Pourquoi s'en prendre à une championne d'arts martiaux? quel est son lien avec l'assassin qui a visiblement raté son coup? le groupe des 8 personnes du départ? et cette exposition de peintures dans une cathédrale? à première vue, aucun! mais mais mais... évidemment, si vous avez lu le résumé, vous savez que les choses vont se corser et que Gabriel va devoir user de tous ses talents pour démêler cet imbroglio de faits divers sans rapport à première vue... et vous, vous devrez lire ce palpitant roman pour savoir de quoi il en retourne : je ne vous donnerai juste qu'un indice : parfois les retours aux sources sont salvateurs... ;) à vous de méditer ^^ 

Comme à chaque fois, cette intrigue ou ces intrigues ici sont extrêmement bien construites car comme toujours ce qui parait être sur des lignes parallèles va finalement s'entrecroiser pour former un final dantesque. Volontairement, je ne peux que rester floue puisque je ne veux rien vous révéler... Plus vous allez avancer, plus les choses s'éclairciront ou au contraire, s'assombriront et il vous faudra faire attention aux petits détails, y compris aux noms judicieusement choisis par notre auteur. Evidemment, ils nous emmènent sur de fausses pistes et comme nos héros, parfois, on s'agace, on ne comprend pas mais tout a une explication, vous le comprendrez si vous le relisez ou le refeuilletez car certains détails, une fois l'enquête résolue, se trouveront limpides en les relisant : c'est la marque des grands auteurs de polars.  Enfin, n'oubliez pas l'univers de ce policier qui enquête souvent aux frontières de l'étrange et vous devez garder l'esprit ouvert. Mais chut, j'en resterai là, évidemment.

J'ai retrouvé avec une joie non dissimulée notre commandant qui, fidèle à lui-même, est capable de déplacer des montagnes, de résoudre non pas une mais plusieurs enquêtes, y compris ce qui échappe au commun des mortels, en même temps et pourtant, tout policier exceptionnel qu'il est, il demeure profondément humain, faisant preuve d'un attachement sans borne pour ceux qu'il aime (et c'est sans doute l'une de ses failles), tout en étant impitoyable avec ceux qui trahissent ses valeurs ou les psychopathes et meurtriers en série. Et parfois, soyons clairs, ça le pousse à agir connement (je n'ai pas d'autre mot (et je suis sûre qu'Adriana serait d'accord avec moi) et comme dit l'expression, heureusement que les anges sont avec lui ^^ ! Je l'avoue, je me suis énervée plusieurs fois après lui dans cette enquête et me suis dit qu'il devenait de plus en plus humain (il n'est pas Superman, juste un homme capable de ranger ses "tiroirs" vous comprendrez ;) )  donc de plus en plus faillible et pourtant, ce sont ces failles qui le rendent plus déterminé que jamais. Evidemment, j'adore la relation ambiguë qu'il a avec sa seconde : comme ils sont collègues, ils ne franchissent pas la ligne rouge MAIS à chaque tome, on voit bien que ^^ donc, adepte du romantisme, vous devriez une fois de plus avoir votre côté fleur bleue qui devrait palpiter ^^ mais... ils sont collègues, hein? maissssss un jour, peut-être, please, mr Gilles Milo-Vaceri ^^

J'apprécie énormément cette femme, Adriana, car c'est une policière hors-pairs, comme son mentor, qui n'a peur de rien, apprend vite, reste très femme dans tout ce que cela suppose et n'a pas peur de dire ses 4 vérités (et elle n'y va pas de main morte) à son crétin de patron ,quand besoin est. Elle est son double et son soutien indispensable, à défaut de plus?
On retrouve aussi Paul, le troisième de l'équipe, qui à chaque fois, s'affirme un peu plus, même s'il reste encore un peu en retrait mais face à ce duo, ce n'est pas simple de trouver sa place, on peut aisément le comprendre. Mais lui aussi est brillant et gare à celui qui se trouvera face à lui, si l'un de ses deux compères étaient en danger.

Comme dans chaque enquête, on découvre de nouveaux policiers, ceux avec qui ils vont travailler donc, ici ceux de Rouen, menés par une femme : là encore, le trio est sympathique, efficace et Gabriel saura se les mettre dans la poche et provoquer leur admiration. Espérons que nous les reverrons : il y a des personnages récurrents qui reviennent comme la journaliste qui ne désespère pas d'accrocher le beau commandant à son tableau de chasse ;) Mais bien sûr, celui qui domine l'enquête, cette fois, c'est Enzo Battista : on réalise très vite qu'il est du même acabit que Gabriel et qu'il ne faut pas lui en conter : d'ailleurs, on voit bien qu'ils réagissent pareil et se comprennent parfaitement : ce sont les jumeaux de la police : je vais donc vite me lancer dans le roman qui lui est consacré "Meurtres à Château-Arnoux". Je vous en reparlerai ^^ 

Volontairement, je ne dirai rien sur l'ennemi(e) ou les ennemi(e)s : à vous de le/la/les découvrir mais tout ceci est un régal pour l'adepte de la série entière que je suis ^^ à vous de vous débrouiller avec ça :)

Je ne peux donc une fois de plus que féliciter Gilles Milo-Vaceri pour ce nouveau tome, construit et rédigé de main de maître : il nous propose non seulement une histoire diaboliquement efficace mais en plus, une fois commencée, vous aurez du mal à la lâcher. D'ailleurs, il réussit une fois de plus à nous immerger dans l'Histoire (une autre de ses passions) tout en respectant l'esprit teinté de surnaturel de la série (la réalité qui s'oppose à l'étrangeté?) mais surtout, il donne envie d'aller sur place découvrir cette ville aux 100 secrets ou clochers, on ne sait plus bien. Enfin, comme toujours, il nous donne envie de découvrir ou redécouvrir (moi, je me suis levée à 2h du matin de mon lit pour aller en prendre un et ^^ ) ses romans et là, je dis : bravo Monsieur.

Toutefois, je ne peux terminer cette longue chronique (mais je vous avais prévenus ^^)  sans évoquer un fil conducteur de ce roman, qui est à la fois un marqueur de l'ambiance générale du roman (car soyons clairs, cela crée une chape mystérieuse, pesante et parfois intrigante au gré des événements se déroulant dans le livre, cela accentue aussi l'aspect étrange parfois de l'histoire selon qu'elle tombe ou s'arrête brutalement) mais aussi, une chape pesante pour l'auteur adepte du sud et de la chaleur ^^  je veux parler, bien sûr, de la pluie et du temps rouennais en général (ou normand ^^ )  qui occupent une place majeure dans ce roman ^^ ! Il ou elle comprendra ;)

J'espère donc vous avoir convaincus : si vous êtes un ou adepte de la série comme moi, vous allez vous régaler et vous foncerez lire ce nouveau tome des Enquêtes du Commandant Gerfaut et si vous ne connaissez pas et que vous commencez par celui-ci, pas grave, vous foncerez lire les autres ensuite ^^ Je terminerai par ces mots "Vivement le tome 7 et l'acte III de ce combat dantesque" ;) 

Donc, pour le commander TOUT DE SUITE (ou quasi ^^) , c'est par ici : La louve de Rouen

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